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Apocalypse World

S2E2 - Tirs croisés

Prologue

Walter se remet doucement de son accident qui lui a coûté sa jambe, et remarche à présent avec une prothèse rudimentaire. Craignant que son infirmité ne retentisse trop sur sa carrière et n'entrave l'accomplissement de son métier d'Arrangeur, il décide de demander de l'aide aux scientifiques de Black Mesa, certainement plus compétents que les médecins du bunker. Alors que le groupe s'occupe des préparatifs, une sirène retentit dans les étages et tout le monde se précipite dans la base sous-marine: la frégate du Commandant Smith, patrouillant sur la baie, revient en flammes et aux trois-quarts coulée.

RIP Smith

Alors que les blessés sont évacués, les PJ suivent Smith jusqu'à l'infirmerie et recueillent ses dernières paroles. Le Commandant raconte comment son navire a été pris en chasse par une flottille d'annexes pirates, trop rapides et trop nombreuses pour être coulées à tant. Une fois à bord, les pirates ont tenté de prendre le contrôle du bâtiment, tuant une partie de l'équipage, mais ont été vaillamment repoussés par les matelots de Smith. Alors que la frégate semait ses ennemis, le vaisseau-mère des flibustiers surgit de la brume et commença à faire feu sur l'arrière. Le Commandant disparut in-extremis dans les brumes et parvint à rentrer au port tant bien que mal.

Après avoir pris connaissance du drame, les PJ décident, en accord avec Banki, d'armer plus efficacement le bunker contre cette nuisance venue des flots. Ils iront chercher le tank repéré au décours de leur passage dans la Mégalopole et le feront réparer si nécessaire par le technicien du bunker. Prévenant Franky, les PJ embarquent dans son camion-benne repeint aux couleurs de l'U.N. avec 5 hommes du gang de Niouk. Le camion s'élance sur le pont menant à la rive Est du Delta, et remonte vers le Nord-Est en direction des Platelles Rochoises, détour obligé par Black Mesa dans l'intérêt de la jambe de Walter.

Back to Black Mesa

Tout en longeant une fois de plus la falaise qui surplombe le cimetière marin de la côte Est, les PJ observent une intense activité parmi les carcasses de navires échoués. Sont-ce les pirates qui frénétiquement s'activent en vue d'un ultime assaut ? La question reste en suspend puisque le camion continu sa route sans s'arrêter et finis par atteindre le village de Sandburg, où quelque chose cloche.

En effet, Oncle Desséché, qui d'habitude réserve un accueille tonitruant au visiteurs, ne se montre pas cette fois-ci. Préférant cacher aux scientifiques leur appartenance à l'U.N., les PJ garent le camion-benne à une certaine distance du laboratoire avant de s'y rendre à pied. Ils constatent qu'une dizaine de commandos de l'U.N. gisent devant la lourde porte d'entrée, chacun atteint d'un rayon mortel au cœur et à la tête. Malgré tout, la porte s'ouvre devant eux et Gordon F. les reçoit avec dans les mains un magnifique Raygun. Il explique que les soldats sont arrivés dans la nuit et ont tenté de forcer la porte, ce qui a déclenché le système de tourelles qui s'est promptement débarrassé des intrus. Le Pr. Gordon ne s'est aperçu que ce matin de la tentative ratée du commando.

Les PJ remercient le ciel d'avoir garé leur camion-benne garnie de soldats un peu à l'écart et Walter change de sujet en demandant à Gordon s'il peut lui fabriquer une prothèse bionique digne de ce nom, ce que le scientifique accepte en échange des matériaux nécessaires à sa fabrication (des composantes électroniques et du matériel pneumatique) ainsi qu'un service: un radar longue portée et des caméras pour sécuriser les alentours du laboratoire. Les PJ acceptent, et le Céphale interroge à nouveau Gordon sur les phénomènes surnaturels de la baie. Une fois de plus, Gordon nie être impliqué mais remet à l’Épouvantail un polaroid de l'âge d'or afin qu'il puisse prendre des clichés de ces phénomènes pour les lui montrer. Le Céphale tente de le cerner, mais n'obtient que peu d'information: le scientifique ne lui dis pas toute la vérité et veux l'utiliser pour ses propres expériences.Le groupe quitte le laboratoire, fait un bucher des cadavres du commando (grâce à un décape-four offert par Gordon) parmi lesquels le Céphale reconnait Tum-Tum, le vieux vétéran du bar qui semblait au courant des faits de Black Mesa. Avant de reprendre la route, ils décident de faire un saut chez Oncle Desséché, qu'ils retrouvent à moitié carbonisé dans sa cheminé, certainement par le commando de l'U.N. Tout en imaginant un moyen de faire sauter chaque faction de cette satané région du globe, Walter décide de visiter les ruines de l'usine chimique de Black Water. Celle-ci ne semble plus polluer le sol comme autrefois, et malgré son état d'abandon semble bien entretenue. Cela se confirme alors que les PJ pénètrent dans la salle des machines, au dessus des bassins de refroidissement, parfaitement rénovés et en état de marche. Explorant la salle, Walter descend dans ce qui semble être le panneau de contrôle d'un réacteur nucléaire, dont l'accès est protégé par un digicode. Niouk se sent inspiré, et tentant d'appuyer sur les touches les plus utilisées, déclenche le système de tourelles de la salle, dont la trappe se referme sur eux. Alors que le groupe est sur le point de se faire exterminer, le système est désamorcé par le Pr. Sage, qui rejoint les PJ en maugréant contre les petits curieux, qu'il met rapidement à la porte.Le groupe reprend enfin la route en direction de la Mégalopole, où leur mission officielle (ramener un tank) les attends.

All Art

Arrivés en ville, les PJ constatent que la mousse qui recouvre la moindre parcelle de la cité semble avoir gagné du terrain sur le désert depuis leur dernière venue. Sur leurs gardes, les PJ retrouvent le tank là où ils l'avaient laissé puis partent à la recherche des composantes utiles à la fabrication de la prothèse bionique de Walter ainsi que du matériel demandé par Gordon. Avisant une banque, Niouk et l’Épouvantail laissent Walter (qui ne veut pas perdre une autre jambe) et tentent d'y trouver des caméras de surveillance. L'intérieur du bâtiment est recouvert de mousse, et de nombreuses lianes pendent du plafond. Alors que Niouk tente d'arracher une caméra du plafond, une de ces liane tente de l’enserrer. Il se dégage promptement et coupe la chose, qui émet des bruits louches de déglutition. Le Céphale tente de pénétrer le Malström et découvre que des gens sont morts de faim dans la salle il y a bien longtemps, sans précision sur la nature des hostiles. Les deux compères décident de filer avant de finir en tapis vert et sortent sans encombre mais également sans caméras.

Tout en continuant d'explorer la cité, le groupe arrive devant l'enseigne d'un immense magasin: le All Art. Approchant, ils se font interpeller par un sniper qui les enjoints de déposer les armes avant de rentrer ou de partir, et les PJ s'exécutent. A l'intérieur du All Art, un survivant armé entrepose leurs armes et les invite à faire leur shopping. Les PJ sont alors propulsés en plein coeur du magasin avec un chariot à provision, parmi les rayons impeccablement nettoyés, exempts de toute invasion de mousse. Walter trouve de quoi faire sa prothèse au rayon high-tech, tandis que Niouk choisit plusieurs modèles de caméras pour Gordon. le Céphale, quant à lui, se perd dans le rayon revues. Suivant le panneau indiquant la caisse, le groupe arrive devant un tapis de caisse agrémenté de sa caissière, fermement protégée par une dizaine de survivants armés appartenant au magasin, tous assez nerveux.

La caissière effectue un rituel étonnant en passant chaque article d'un tapis à un autre, avant de demander la carte de fidélité, autre rituel qui enfonce les PJ dans un embarras profond, avant d'annoncer le prix: 4 fois la valeur réelle de l'objet. Insurgé, Walter demande à voir le patron, ce à quoi les survivants répondent en tremblant que le patron est une dame. Walter s'en fout et insiste, si bien que la caissière utilise son parlophone pour mander la direction. Résonnent alors le claquement sec d'une paire de talons traversant le rayonnage, ce qui augmente la nervosité des survivants, puis apparait Madame Laporte dans son tailleur impeccable. Walter lui explique la raison de sa colère: Madame Laporte, peu impressionnée, finis par le reconnaître comme un gros bonnet de l'U.N. et lui propose une affaire: la Carte Gold des magasins All Art (octroyant -80% à vie sur tout le magasin) contre la livraison mort ou vif de Gueulard, qui semble lui avoir fait du tord dans le passé. Les PJ réfléchissent à l'affaire et quittent le magasin.

Ceci n'est pas un exercice

De retour au camion-benne, le groupe décide de s'emparer sans plus tarder du magasin et de tout ce qu'il contient. Après avoir discuté des idées les plus folles (capturer la caissière ? charger avec le camion-benne ? organiser une surprise-partie devant le magasin ?) le groupe décide de laisser le Céphale se charger de l'entreprise, tandis que Niouk part chercher le reste de son gang au bunker de l'U.N. Walter et le Céphale passent une nuit dans la cité, apprennent à leurs dépends que la lumière attire de grosses mouches aux chiures acides, puis lorsque leur compagnon revient, passent à l'action.

Le Céphale se présente au magasin, laisse ses armes à l'entrée et se dirige en sifflotant avec une revue sous le bras, sous le regard suspicieux des 10 gardes du magasin. Alors que la caissière lui demande la carte du magasin, l’Épouvantail, haussant la voix, déclame un long discours sur la lutte des classes, l'exploitation des gardes et les salaires minables des caissières, enjoignant par sa prestance magnifique de prendre les armes et de lui ramener Madame Laporte. Sous le choc de la révélation, les 10 soldats se précipitent vers le bureaux de la directrice, tandis que la caissière éclate en sanglot d'émotion. Alors que le Céphale sort du magasin victorieux, Walter tire un coup de canon depuis le tank, ce qui fait effondrer le bâtiment adjacent sur lequel se tenait le sniper du All Art. Quelques minutes plus tard, après ce que les PJ perçoivent être un rude combat, deux des insurgés ayant survécu traînent par le bras leur ancienne patronne devant le Céphale, Walter, Niouk et son gang.

RIP Mme Laporte

Le Céphale savoure sa victoire, tandis que Madame Laporte, tremblante de colère et de peur, attend la sentence finale. Niouk s'approche enfin d'elle avec son fusil de chasse, mais au moment de lui tirer la balle fatale, Madame Laporte s'empare du canon, le braque sur son premier geôlier, lance un premier coup de talon dans la tête du second et décoche un effroyable coup de pied dans l'entrejambe de Niouk, qui perd connaissance un court instant. Libre et armée, elle braque furieusement l'arme sur le Céphale qui se précipite à son contact et tente de lui faire lâcher l'arme en manipulant ses pensées. Madame Laporte, refusant de se laisser faire, voit son cerveau griller à feu doux et titubant, elle s'affale dans l'entrée du All Art. Niouk, revenant à lui, se précipite sur elle et l'achève à coup de pied dans les parties intimes, avant que ses jambes ne lâchent sous lui.

La gérante du magasin agonise, mais Niouk est fort mal en point. Relevé par deux de ses hommes, il constate avec horreur que ses bijoux de famille et son tralala se baladent librement dans son pantalon, arrachés sous la violence du coup. Hurlant à la mort, il finit par être maîtrisé par son fidèle Junkins et ramené d'urgence au camion-benne. Pendant ce temps, Walter visite le bureau de Madame Laporte, et ne trouve rien de spécial. Dans les étages, il rencontrent la communauté du magasin, femmes, enfants et vieillards qui dépendaient de Madame Laporte et de ses gardes. Le doyen, un vieux rabougris, maudit Walter et le Céphale pour leur victoire, mais l'Arrangeur finit par le convaincre de ses bonnes intentions en laissant 5 hommes pour protéger le magasin jusqu'à son retour.

Le temps presse pour la vie de Niouk, et le groupe, remorquant le tank, rentre fissa au bunker. Sur le chemin du retour, depuis les Platelles Rochoises où le groupe à fait un détours pour déposer le matériel requis à Gordon, le groupe assiste à deux grosses explosions en pleine région Deltonnienne au Nord du Bunker, alors qu'au Sud la base de l'U.N. semble subir l'assaut des pirates. Lorsqu'ils parviennent au bunker, Banki est atterré par la tournure des évènements, coincé entre deux fronts, pirates au Sud et ce qui semble être une attaque Kong au Nord. Le village de Biargh a été rasé par une bombe lancée du ciel, et les survivants, qui ont eu le temps de fuir avec Mr. Faune, sont réfugiés aux abords du bunker. Aucune nouvelles de la Junte. Rendu à moitié fou par la situation, Banki congédie Walter et donne l'ordre de sceller les principaux accès du bunker, refusant de secourir les Deltonniens de Biargh.

Pour couronner le tout, l’Épouvantail expérimente une nouvelle vision d'Abaddon. Ce dernier s'impatiente quant à la progression de son "retour" et la force de sa colère grille partiellement les derniers neurones du Céphale, qui perd la vision, tandis qu'il essai d'immortaliser avec son polaroid la baie dont la surface semble prendre une forme concave puis convexe avant de redevenir normale.

Epilogue

A l'infirmerie, le Dr. Newton annonce à Niouk que ses organes génitaux sont irrémédiablement détruits, et lui explique le principe du sphincter artificiel qu'il lui a posé.

Les PJ accusent le coup tout en se promettant d'atomiser cette maudite région à un moment ou un autre.